03.06.2008

Mireille Mathieu est blonde et italienne !

La preuve !!!

http://youtube.com/watch?v=ljw-Kl1WHiE&feature=related

09.05.2008

Du glamour, du vrai...

Deux affiches se partagent le prix de la niaiserie 2008 en ce moment sur les colonnes Maurice. D'abord, Jackpot (en français : Mon ami Jacques), THE film avec THE couple glamour du jour, Ashton Kutcher d'un côté, sourire d'imbécile heureux aux dents polies à l'Email diamant de pères en fils depuis 72 générations, accompagné, elle aussi en très gros plan sur dents blanchies au bicarbonate (les femmes éfèrent les produits naturels, c'est bien connu)lui donnant un air tout aussi stupide. Tous les mauvais coups sont permis (c'est l'accroche de la pub), soit, mais tous les mauvais films méritent-ils de sortir en salle ? Vous me direz que Cotillard a bien chopé un oscar... Depuis hier, second choc : après la vraie cruche blonde, la fausse cruche blonde dont on va finir par se demander si en fait elle n'est pas une vraie cruche blonde (moi j'ai plein d'amies blondes, il y en a aussi des sympas, c'est comme les homos et les immigrés, faut pas croire), j'ai nommé : Scarlett Johanson dans Le journal d'une baby-sitter. Superbe affiche qui sur un fond blanc fait s'asseoir Miss jeune fille emperlousée, tirant la geule, yeux levés au ciel, chapeau de clown sur la tête, exaspérée par la tête à claque de gamin qui se tient à côté d'elle, couronne blingbling fichée sur oreilles décollées, yeux au ciel, exaspéré par sa tête à claque de Nounou (l'autre, donc), la morale de l'histoire étant qu'on ne naît pas babysitter mais qu'on le devient. Le tout en pompant sans complexe le titre d'un chef-d'oeuvre de Bunuel où fait merveille notre Jeanne nationale. Je suis à deux doigts de crier au scandale, croyez-moi. Et si vous ne voyez pas de quoi je parle, sortez.

Alors après ça, qu'on aille pas se moquer de Kylie parce qu'elle fait son entrée en Reine de la nuit (rein que ça) perchée sur un trapèze, nimbée de rais de lune dans une robe Jean-Paul Gauthier. Elle se transforme ensuite en majorette, avant de grimper dans une longue robe rouge sur un crâne géant tout d'argent,étincelant ,puis en Brigitte Bardot japonnaise avec fleurs de cerisiers, puis en femme fatale en robe bleue avec coeur rouge au décolleté (merci Jean-Paul), puis en déesse des mers trinquant avec sa troupe de marins moulés, coupe de champagne rose fluo en main, tandis qu'une étoile filante explose pour inscrire LOVE en grosses lettres rose sur l'écran de fond de scène avant que d'entonner tous en coeur Copacabana en guise de clou du spectacle. Kylie n'a plus qu'à apprendre le français et elle sera parfaite.

24.03.2008

Si le roi des cons perdait son trône...

...ben des prétendants, y en aurait !

Jeudi soir, je suis allé voir There Will Be Blood, au MK2 Bastille. Outre le fait que je n'ai pas vu le chef-d'oeuvre auquel à bon droit je m'attendais à l'invitation d'une presse exagérément élogieuse, j'eus la joie, le bonheur et le plaisir d'avoir à mes côtés une jeune fille accompagnée de son petit ami. Je ne m'attendais pas à grand chose : un sale couple d'hétéros de base dégueulasses à côté de moi, ça allait faire du bruit. Et bruit il y eut : et que je bouge dans tous les sens et explique à chérichiou qu'il fait chaud, et que chérichou me fait un petit bisou pour me réconforter, et que Cruchasse Première enlève son pull pour se retrouver en tout petit débardeur tout léger léger, et que chérichou remet ça, en un peu plus baveux, avant de regarder l'heure sur son portable, puis de nouveau, puis de nouveau, puis de nouveau, parce que le film, il est long, tu vois. Fin du film, à peine la dernière image disparue, presque avant même que ne démarre la musique du générique, chérichou de s'écrier sur le ton le plus enjoué du monde malgré 2h40 de glauquitude : "ALORS T'AS AIME ???", puis d'engager une conversation à très haute voix. Je soupire jusqu'à l'asphyxie mon haleine fétide en direction de la jeune fille qui ne bronche pas, ce qui ne laisse guère de doute sur la propre haleine de son tcheum, mes enfants, visiblement rien ne lui fait peur, à cette donzelle. Or vous me connaissez, moi, le générique, c'est sacré, alors quand après ce pertinent dialogue ils entreprennent de se rouler un énorme patin, je craque : "Bon ça va, là, maintenant !", m'écrie-je, énervé comme vous savez que je peux l'être. Miracle, ils partent.

Lendemain soir. Nous voila z à Garnier pour où l'on donne The Rake's Progress, opéra complètement barré de Stravinsky, avec chanteur très mignon et très bien enpaqueté (oui, il arrive sur scène en slip et les jumelles ne m'ont pas trahi). Monsieur, à ma droite, se penche en continue sur la joue de Madame, qu'il lui caresse, ainsi que les cheveux. Entracte. Monsieur et Madame s'échangent non pas des baisers mais leur paire de jumelles (ouh la vilaine mateuse !), et au passage quelques mots, évidemment, qui me dérangent, cela va de soi, puisque même ma voisine de gauche entend. Plein de haine je prends sur moi car le spectacle est topitopi, comme dit la rousse. Fin du spectacle, je manifeste donc ma joie par d'enthousiastes applaudissements. C'est alors que Madame se penche vers moi et me dit : "Excusez-moi, vous pourriez arrêter d'applaudir ? Non, parce que ça fait mal aux oreilles." Moi : "En même temps je vous ai entendu parler pendant tout le spectacle..." Et quitte à dessécher la délicate peau de mes paumes et à finir en sang, j'applaudis encore plus fort au moment des rappels, louchant d'un oeil haineux et satisfait vers Monsieur et Madame qui à présent se bouchent les oreilles, sourire niais collé aux lèvres.

Alors je pose ma question : C'est moi les attire ? 

27.01.2008

Et maintenant...

que jais-je faire (papapapam, papapapam) ? 

Ben oui, souvenez-vous que je n'ai créé ce blog que parce qu'à la demande générale j'ai cédé aux suppliques de tous ces gens tristes de me voir partir et avides de nouvelles de moi durant mes séjours à l'étranger. Mais à présent que je suis rentré, quid de ces pages qui ont fait les délices de vos vacances et de votre rentrée, et dont, je l'avoue, la pensée de les noircir pour le public sensible et averti que vous êtes, mes très chers, n'est pas allé sans me procurer un certain plaisir et me donner foi en ma littérature ? Qu'écrire désormais ? Je ne peux plus vous raconter mes longs après-midi à mater les sublimes surveillants de baignade des plages du lac Michigan (en langage plus simple, on dit "aller à la plage", oui), ni faire d'étude comparative des marchés français et chicagoens (le prix de la viande est fonction de ce qu'on peut en voir, sans doute, ou de combien on veut nous en faire acheter), ni conclure que les bibliothèques sont toutes les mêmes (BSG=Newberry, mais dire qu'on s'est fait draguer à la Newberry, ça pète quand même VACHEMENT plus que de dire qu'on a trouvé l'amour à la Bseuj'). Bref, Tocqueville fait trop pitié, il craint, vas-y, parle à sa main. 

Le sort du pauvre Napo n'est guère plus enviable. Il a eu, l'insolent, l'imprudence de s'aventurer un peu trop loin en terre italienne, las du Piémont et avide de conquêtes. Aveuglé par les beautés viriles de la Toscane, ébloui par la plastique locale, incapable de soutenir les regards de braise de David, il a dû battre en retraite et repaser les Alpes, laissant à Turin souvenirs, amour et chargeur de tondeuse à barbe... Le voila maintenant à Paris, vivant dans la dissimulation (il a donné comme adresse celle de ses parents), caché (il a déserté le Marais), ignoré de tous (il n'a encore appelé personne), et se fait passer pour le Colonel Chabert alors que Fanny sait très bien que ce n'est pas lui.

Mais si Xavier retrouve amour, il pourrait retrouver du même coup moral et verve (la gloire je m'en tape et ma beauté est plus que jamais éclatante, n'est-ce pas). Tout n'est donc pas perdu pour ce blog.

Et maintenant, que sera ma vie (papapapam, papapapam) ? 

 

19.12.2007

Fanny Ardant et moi...

Cette nuit dans mon insomnie je réfléchissais à un pseudo à mon retour en France. Ben oui, Tocqueville pour les USA, ça allait de soi, Napo pour l'Italie, c'était attendu. Mais quelqu'un qui revient au pays après une longue absence, c'était plus dur à trouver (est-ce que j'ai une gueule de Martin Guère, coupe au bol blondasse avec Mioumiou à me coltiner en prime ?).
Lorsque mon cerveau s'est arrêté sur le Colonel Chabert. Rien que ça ! Et là "c'est fou j'ai tout retrouvé (hélas)"* : ce regard perçant, cette crinière de lionne faussement docile, cette machoire carrée, cette bouche démeusurée, cet "homme n'est pas le Colonel Chabert"...
 
Je ne parle pas de Zaza, hein, je parle de Fanny.
 
*Je vous cite Barbara, mais Marie aussi a chanté (enfin, braillé) "et une foule de souvenirs sont revenus à ma mémoire"... 

08.11.2007

Si j'avais un marteau...

Ce soir, branle bas de combat : les parents débarquent. Comme ils m'ont déjà demandé si à Turin on parlait français, je sens qu'on va s'marrer...

30.10.2007

Bois ton café...

Ce matin, à mon stage, j'ai sous-titré ça (Je sais pas encore comment on affiche une belle page youtube dns une fenêtre hatetfort, vous m'excuserez):

http://www.youtube.com/watch?v=dbcTmTdW7H0

28.10.2007

Dies irae

Finalement, une petite note dominicale, avec une page people, pour une fois (mais people "happy few", je vous préviens).  Pour occuper ma morne existence, hier soir, je suis allé voir (et entendre) le Requiem de Verdi, à l'opéra de Turin (ben oui, où pourrait-ce être sinon là ?). Bon, alors je dois vous le dire, c'est comme pour Falstaff, c'était d'excellente qualité, tout ce qu'il faut, mais quand même, Verdi, je suis pas toujours fan, même si certes le Dies irae, ça pète, surtout quand le chef est complètement survolté et saute dans tous les sens en balaçant les bras plus avant pas possible. Gianandrea Noseda, qui dirigeait le Trouvère à orange l'été dernier (oui, là où il y a avait Sarkozi comme par hasard le soir où France 3 retransmettait en direct). Bref, tellement survolté, le pauvre, que je me suis dit que s'il pouvait il dirigerait aussi avec les pieds... Ben... il l'a fait, une demie heure plus tard, il s'est mis à taper du pied sur son estrade, une jambre, puis l'autre puis la première, puis l'autre, enfin vous avez compris, il tapait du pied, quoi.

La page people du moment, c'est qu'assise juste devant moi se trouvait Jeannine Reiss. Moi non plus je ne connaissais pas son nom, juste son visage pour l'avoir vue plusieurs fois dans des documentaires à la télé, ce qui fait que quand je l'ai vue j'ai scotché grave et appelé papa pour en savoir plus (savoir son nom, en fait, parce que je savais qui c'était). Jeannine Reiss, donc, c'est la prof de chant de la Callas et de tous les plus grands (Berganza, Domingo...), et elle est maître de chant de la Carmen qui sera donnée l'été prochain à Orange avec... le cousin de maman. En happy few qui se respecte, j'en serai ! Merci maman...

PS : Que ceux qui trouvent que le public de l'Opéra de Paris est mal élevé viennent voir à Turin comment les vieilles toussent, crachent et sucent leurs cachou sans se demander si leurs voisins ne sont pas venus écouter une autre musique, quelque peu plus raffinée...

18.10.2007

J'pète les plombs putain...

Alors voila, je vous pondrais volontiers des notes journalières, moi, sauf que le réseau Wifi de la fac a décidé de ne pas reconnaitre mon adresse, et la salle web d'où j'écris cette note, à la fac toujours, il faut 5 minutes à une page pour s'ouvrir... Vous vous dites, mais pourquoi ne prend-il pas internet chez lui. Oui, c'est une solution, mais en Italie, internet, ça coute pas 30 euros par mois avec télé et téléphone, ma coloc qui l'avait avant de buguer payait 25 euros par moi pour pouvoir se connecter entre 18h et 9h...

Alors en attendant, ben je pars à Rome, (7h de train, 45 euros aller simple, ça devrait me calmer...), donc vous aurez de mes news quand vous en aurez, et puis si vous en voulez vraiment vous avez mon numéro, ne niez pas, vous etes tous sur fessesbouc.

10.10.2007

Message personnel

Bon vent à mon Vincent qui quitte la patrie pour le pays du cannabis, des putes et du Mariage... Buona fortuna, caro mio...

Toutes les notes