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27.01.2008
Et maintenant...
que jais-je faire (papapapam, papapapam) ?
Ben oui, souvenez-vous que je n'ai créé ce blog que parce qu'à la demande générale j'ai cédé aux suppliques de tous ces gens tristes de me voir partir et avides de nouvelles de moi durant mes séjours à l'étranger. Mais à présent que je suis rentré, quid de ces pages qui ont fait les délices de vos vacances et de votre rentrée, et dont, je l'avoue, la pensée de les noircir pour le public sensible et averti que vous êtes, mes très chers, n'est pas allé sans me procurer un certain plaisir et me donner foi en ma littérature ? Qu'écrire désormais ? Je ne peux plus vous raconter mes longs après-midi à mater les sublimes surveillants de baignade des plages du lac Michigan (en langage plus simple, on dit "aller à la plage", oui), ni faire d'étude comparative des marchés français et chicagoens (le prix de la viande est fonction de ce qu'on peut en voir, sans doute, ou de combien on veut nous en faire acheter), ni conclure que les bibliothèques sont toutes les mêmes (BSG=Newberry, mais dire qu'on s'est fait draguer à la Newberry, ça pète quand même VACHEMENT plus que de dire qu'on a trouvé l'amour à la Bseuj'). Bref, Tocqueville fait trop pitié, il craint, vas-y, parle à sa main.
Le sort du pauvre Napo n'est guère plus enviable. Il a eu, l'insolent, l'imprudence de s'aventurer un peu trop loin en terre italienne, las du Piémont et avide de conquêtes. Aveuglé par les beautés viriles de la Toscane, ébloui par la plastique locale, incapable de soutenir les regards de braise de David, il a dû battre en retraite et repaser les Alpes, laissant à Turin souvenirs, amour et chargeur de tondeuse à barbe... Le voila maintenant à Paris, vivant dans la dissimulation (il a donné comme adresse celle de ses parents), caché (il a déserté le Marais), ignoré de tous (il n'a encore appelé personne), et se fait passer pour le Colonel Chabert alors que Fanny sait très bien que ce n'est pas lui.
Mais si Xavier retrouve amour, il pourrait retrouver du même coup moral et verve (la gloire je m'en tape et ma beauté est plus que jamais éclatante, n'est-ce pas). Tout n'est donc pas perdu pour ce blog.
Et maintenant, que sera ma vie (papapapam, papapapam) ?
02:05 Publié dans Je vous le dis en chanson | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
13.01.2008
Miam
Ca rate jamais
Ben non, JAMAIS ! Vous prenez le train à midi. Vous arrivez à midi moins le quart, bien organisé que vous êtes, des gens sont déjà là, installés, à attendre, d'autres montent, s'installent à leur tour, n'ont rien à faire, atendent. Une minute, deux minutes, cinq minutes, dix minutes, un quart d'heure. Et à la seconde où le train démarre vos voisins de wagon sortent comme d'un seul homme leur jambon beurre et empuantent votre environnement. Moi ce qui me fascine c'est cette attente fébrile du départ du train, ce déclic psychologique qui fait qu'on ne peut pas manger AVANT, sur le quai, là où on ne sentira pas mauvais, ni même dans le train avant, mais seulement une fois que le train bouge, c'est fou, entre le chien de Pavlov et les moutons de Panurge, ça me dépasse, c'est comme la maléique barre de séparation aux caisses des supermarchés, il se passe un truc dans la tête des gens qui est impénétrable au commun des mortels.
23:04 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
05.01.2008
A 32 euros, faut pas espérer la chambre avec vue, hein !
18:48 Publié dans Je vous le dis en litterature | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
03.01.2008
Opera en version de concert
Et voila ça y est je l'ai fait : Tristan et Isolde à la Scala !!! C'était hier soir, c'était divin, mais j'y voyais rien. Ben oui, à la Scala, quand tu payes 84 euros, tu te retrouves certes au premier balcon, certes tout devant, mais au deuxième rang, donc tu vois rien, vive les théâtres à l'italienne... J'ai donc opté tout de suite pour mon spectacle favori : la fosse, que j'avais en fait sous les yeux (pour peux que je daignasses me lever la culasse). Taratata, la fose, la fosse, vous n'avez que ce mot là à la bouche, me direz-vous ! Malheureux, dans la fosse, il y avait Daniel Barenboim (oui, celui qui ressemble à Ariel Sharon et Ehud Olmert réunis) aux commandes, et ça change tout. Je ne saurai vous décrire la fascination exercée par les mouvements du maître, qui pourtant dirigeait assis (ben oui, quand-même, il a 70 piges, et Tristan ça dure 5h20, hein) et ceux de l'orchestre, car ce qui est génial quand on est juste au dessus, c'est qu'on peut voir le percussionniste suivre la partition avec sa baguette pour compter les mesures, repérer le premier violon qui joue en solo, suivre le dialogue qu'engagent clarinettes et hautbois, et tout et tout, que je suis poétique).
A la fin du deuxième acte, j'ai tenté ma chance. Vu qu'il y avait une loge de libre en face, et je suis allé demander gentiment à la gentille dame si je pouvais gentiment... Elle m'a dit d'aller voir le "chef de salle", que cétait lui qui donnait son accord. Donc je suis allé voir le chef de salle, qui m'a dit que non, que ce soir tout était vendu, que donc les loges libres étaient celles des abonnés et qu'elles étaient donc pas libres, en fait, que donc si j'y voyais rien j'y voyais rien... J'ai remercié en disant que je comprenais. Je suis poire et je découvre que les locations de loges à l'année, ça existe encore. De dépit je regagne ma loge bien décidé à ne pas acheter à ces gros rats leur putain de livret de merde à 20 euros où t'as même pas une photo du spectacle, ni de coupe de champagne (je m'étais pourtant pomis de m'offrir ce plaisir), et de ne pas donner de second pourboire à la dame pipi si jamais il m'arrivait de devoir retourner aux toilettes. Je me réinstalle, quand l'ouvreuse qui s'occupait de mon aile entre pour me dire qu'une loge s'est libérée, et que si on veut, mon voisin et moi, mais qu'on n'est pas obligés si on préfère, et que bon, y aura pas de sous-titre dans cette loge, elle en est désolée, que vraiment c'est comme on veut...
Et là c'est le bonheur, je vois (à peu près) la scène et je suis assis, toujours au premier rang, encore plus devant, quasiment sur la scène, et je vois Barenboim non plus de profil mais de face. Eh bien je n'ai pratiquement pas regardé la scène, que pourtant je pouvais voir, scotché par le spectacle de la fosse. Allez, je vous mets une chtite photo !
23:50 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
02.01.2008
Le deuxième effet kiss cool...
Vu sur la Rai :
http://youtube.com/watch?v=RajT_tk-mQg
(Traduction : rien ne pouvait sauver la forêt, sauf un miracle).
00:00 Publié dans Cote TV | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note



