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31.08.2007

C'est fini, c'est fini la comedie...

Today's my last day... Pour conjurer tout ca et garder le sourire, et parce que Mariette, de qui je tiens la chose, ne l'a pas mise sur son blog, je vous offre un petit lien qui va remettre d'aplomb les thesardes et les vacanciers sur le retour.
Allez, on va faire comme sur Skyrock (quoique vu la chose je pourrais dire "comme chez Hubert sur Nostalgie"), bref : "J'passe une big dedicace a toutes les folles du Marais et d'Egypte", et surtout a ma grande soeur (qui n'est ni folle -quoique, ni Egyptienne, ni de naissance italienne, "c'est vlai, c'est vlai", mais qui regulierement meurt sur scene apres quelques tourniquets moscovites). A tres vite soeurette !!!

http://www.lemonde.fr/web/panorama/0,11-0@2-781732,32-940469@51-933135@1-7760,0.html

30.08.2007

HARPO

Je vous avais promis une note televisuelle, la voili voilou, vous allez voir que la tele americaine, c'est de la balle. D'abord, ce soir, je suis tombe sur un jeu televise, du type "Quel pourcentage d'Americains...". Eh bien la question etait "Quel pourcentage d'Americains croient que s'ils le voulaient ils pourrait reussir a passer avec une arme sous un portail de securite dans un aeroport ?". Pas mal, non ? Attention je lance un nouveau jeu, celui qui donne la bonne reponse gagne un distrubuteur de bonbons Donkey Kong/Nintendo.
Quel bonheur que de se mater un episode de Friends, puis de Sex and the City, un pot de Ben and Jerry's sur les genous, et d'enchainer sur les Simpsons, puis de se rendre compte que Will and Grace, en VO, c'est un peu moins nul qu'en VF (meme si bon, ca vole bas bas bas). On peut faire les 4 a la suite au prix d'un peu de dexterite avec la telecommande. Quatre a la suite, oui !!!
Quel malheur de voir plus de pub que de vrai programme : 2 pages de pub pendant les Simpsons, 3 pendant Sex and the City, si, si, encore une idee recue qui se verifie.
Le seul proramme que j'aie pu regarder sans etre perturbe par la pub c'est celui du Docteur non pas House mais Gene Scott, qui a aussi une fille. Pere et fille sont pasteurs et retransmettent leur preches a la tele, comme dans Le jour du Seigneur, sauf qu'ici c'est a minuit. Alors ils alternent, c'est soit l'un, soit l'autre, et j'ai un petit faible pour la fille. Papa a un costume noir, des cheveux blancs, un bouc, pas tres souriant, hyper concentre, et il est tout ride. Sa fille a 40 ans environ, elle est grande, brune, et elle a meme une guitare de fortune (si, si, vous verrez plus tard). Donc, avec ses cheveux longs negligeamment attaches dans les dos, son tailleur pantalon noir et son grand manteau droit de la meme couleur, la pasteuse (ou pastrice ? ou pasteurisee ?) vous refait la Bible en 1 heure et 3 langues, car elle dispose d'un grand tableau sur lequel elle ecrit le passage commente en grec, oui oui, en latin, oui oui, et en hebreux, oui oui. Ensuite elle encadre, souligne, relie, en bleu, en vert, en rouge... avant de changer de tableau parce que ca finit par ressembler a la grande toile qui relie les prenoms entre eux dans L WORD. Et surtout : qu'est-ce qu'elle parle !!! Avec methode, avec rigueur, avec tous les attributs du pasteur, c'est hyper etudie, elle a le ton, les ruptures de tons, les temps d'arret, les mimiques, les deplacements sur la scene (car elle est bien sur une scene), les lunettes de prof de lettres classiques (pardon maman), la facon de regarder l'auditoire. Et l'historien qui parfois (parfois) sommeille en moi s'est souvenu de ses cours de prepa sur la predication. Je me dis que Docteur Gene Scott et sa fille en sont les heritiers, et qu'en meme temps on a vachement plus envie de les ecouter que nos cures qui font des preches soporifiques sur un ton lenifiant (comme dans les Simpsons). Donc pendant une heure, la grande dame brune, elle est hyper serieuse, hyper grave, hyper flippante, hyper icone gay, quoi. Mais comme elle est la pour louer le Seigneur et que Dieu est joie (enfin, si je croyais en Dieu, il serait joie), a la fin, elle sort sa guitare et fait sa Joan Baez pour chanter une chanson qu'elle a elle meme ecrite et composee, avec un sourire jusqu'aux oreilles, en tapant du pied pour inviter les fideles a taper dans leurs mains. So queer, je suis fan et ma coloc se fout de moi parce que je regarde !
Bon, cette note est beaucoup trop longue, HARPO, ce sera pour demain. Je precise que je ne parlerai pas des Marx Brothers mais du Oprah Winphrey Show.

27.08.2007

La grande bouffe

Eh ! Les copains ! Ceci est un appel solennel aux gens qui seront a Paris dimanche midi : j'y serai aussi, et ce serait trop cool qu'on bouffe ensemble !!! Ceux qui viennent auront des cadeaux...

25.08.2007

Les Meteores

Alors ici, quand on declenche une alerte orages et innondations, c'est pas pour 3 grelons et 2 eclairs qui vont faire peur aux poules de la voisine pendant 20 minutes et basta. Non, ici, quand on declenche une alerte orage et innondations, c'est qu'il y a deux jours, on a eu une TORNADE ! Bon, elle n'est pas passe sur Chicago mais dans les "suburbs", mais n'empeche. Pour eux, c'est juste un gros orage alors qu'en France, JP Pernaud y aurait consacre tout son journal (jusqu'au reportage sur le dernier train des Alpes ou le dernier cochon de berger des Pyrenees).

Ce qui me fait penser qu'il faudra que je fasse une note TELEVISION, bientot, parce que la, mes amis, ca vaut le detour, mais l'orage a fait bugeur la connexion de ma coloc (de son voisin, plutot), donc bon, c'est chaud de faire ca a la bibli...

Sinon en vrac j'ai une maison a Turin (5 italiens tous amis, je partagerai la chambre d'une jeune fille qui travaille dans un centre LGBT, ca s'invente pas, et faut que ca tombe sur moi), et j'ai rencontre a Chicago un nantais qui connait mon beauf (nantais, donc) et sa troupe de theatre...

23.08.2007

THINK

Ce que je constate depuis mon arrivee ici et que j'ai decrit hier en litterature s'est curieusement verifie hier soir en chanson. On vous annonce Aretha Franklin, on vous en demande 75 dollars (oui oui), et ensuite on vous dit qu'elle ne viendra qu'apres l'entracte, parce que d'abord il y a Otis Clay.
Otis Clay c'est un vieux black en costume blanc a paillettes qui essaie de ressembler a Steevy Wonder, Ray Charles et Frank Sinatra reunis, accompagne par un orchestre ploum ploum plan plan tralala qui joue TRES applique, TRES en rythme, TRES ensemble, mais qui ont quand meme l'air de se faire TRES chier. J'ai repense a La couleur pourpre, c'etait le meme genre, tres concert de l'ecole de fin d'annee ou audition de bonne ecole de musique. Bref, pas d'ame, pas d'ame, pas d'ame (l'inverse de Padam Padam Padam, donc).
Ca a comme ca dure trois quarts d'heures pendant lesquels j'ai attendu que le temps passe.

Fin de l'entracte, les 25 musiciens et choristes d'Aretha sont la, des fois qu'on serait pas venu voir Aretha mais un orchestre. Ils commencent a jouer. Meme musique lenifiante que precedement, un peu rythmee mais sans peps aucun, et pendant assez longtemps. Et puis arrivent Aretha et ses 155 kilos (faites le cacul en pounds). Je pensais que Caroll Frederiks, on pouvait pas faire plus, eh ben si. Vieillir, c'est triste. Elle portait un immense (forcement) boubou imprime girafe ou a peu pres, mais dans les violet-qui-brille. Cheveux longs, raides, bruns, meches blondes dans le dos, pas beau du tout tout ca. Et puis elle a essaye de chanter. La pauvre, elle n'a plus de voix des qu'elle essaie de chanter fort ou de chanter haut, ca faisait des gemissement facon Miss Dominique depuis qu'elle chante pour Sarkozy. Du coup, de meme que Polnareff ne peux plus faire Marilou, elle ne peut plus hurler FREEDOM et retourner toute une salle, et les trois choristes pennent bien a remplir le vide. Ou alors elles recouvrent carrement la voix d'Aretha, faudrait savoir. Elle est restee une heure et quart a ne pas chanter et a ne pas bouger (forcement, forcement). Seul son rappel, un peu slow et dans les graves, etait reussi (d'ailleurs j'ai fait un film), pour le reste, je ne suis rentre dedans a aucun moment. C'etait, une fois de plus, sans ame, sans elan qui emporte, sans feu, sans reel echange entre elle et nous.

J'ai pense a Marie Laforet et me suis dit que elle, Viens Viens, elle le fait encore. Et elle a su garder sa ligne, Et elle ressemble a maman.

Cela tient peut etre au public americain, qui merire bien aussi un paragraphe. Ici, on ne va pas voir un spectacle, on ne va pas voir un artiste, on va passer un bon moment avec ses potes sur fond sonore. Les gens discutent, vont pisser, acheter a bouffer, partent avant la fin, et semblent assez peu concernes par ce qui se passe sur la scene, tout en appaludissant quand la claque lance le mouvement. Ils n'ont rien ecoute, mais ils ont entenu, et ca suffit a leur bonheur. Globalement les Americains se sentent assez peu concernes tant qu'on ne jette pas d'avions sur leurs gratte ciel (sans s), tant que rien ne vient contredire leur monde de bisounours.

Et ce sentiment que j'ai reussi a formuler ces derniers jours, que ce que tout ce que produit le Genie americain est tres beau mais sans ame, c'est exactement, j'ai fait le rapprochement aujourd'hui meme, ce que je ressens depuis longtemps devant son cinema, tres pro, tres classe, tres bien fait, mais finalement lisse et creux des lors que l'on cherche a depasser le plaisir ressenti sur le moment. Ou est Dieu, dans cette societe et dans ce qu'elle produit ? Question paradoxale, posee a un pays dont le president lors de son investiture jure sur la Bible ? Pas tant que ca, voire pas du tout. Convaincus de la perfection de leur petite vie tranquille, les Americains ne vont pas de sitot remettre en cause leur modele de societe, alors meme que les fondements de ce modele sont religieux. Ils ne sont donc pas prets de remettre en cause le fait religieux ou l'existence de Dieu, puisque c'est Dieu qui a fait cette societe parfaite. Des lors que la question de Dieu ne se pose pas, elle ne se pose nulle part ou l' "americanisation" a oeuvre. D'ou vient que Bergman et Antonioni ne sont pas Americains, que Scorsese et Coppola sont d'origine italienne, que Woody Allen et Philip Roth sont juifs.

Ainsi je me rends compte que l'Amerique est bien telle qu'on la voit de notre vieille Europe. Ce n'est ni bien ni mal, c'est seulement une autre culture.

22.08.2007

AMERICAN PASTORAL

Depuis un mois maintenant que j'observe l'Amerique et les Americains, le soupcon que j'avais avec Catherine a NY s'est vu confirme en maintes occasions et j'en arrive a la conclusion fort banale que les Americains sont de grands enfants qui n'ont jamais vraiment grandi et sont restes au stade du principe de plaisir : des gamins qui aiment quand les verres sont bien pleins, quand les assiettes debordent, quand le glacage sur le gateau est bien flashy ; qui vous font des sourires jusqu'aux dents, s'interessent a ce que vous faites des le premier abord, s'excusent quand c'est VOUS qui les bousculez... Tout cela est tres beau, assurement, mais leurs sodas ont gout de chewing gum, leurs cuisine est tout sauf fine et ne rassasie pas, achaque glacage recouvre la meme genoise fourree a la meme creme ; le sourire jusqu'au dent montre qu'il y a comme un detartrage a faire, le premier abord est aussi souvent le dernier, les klaxons retentissent des que le feu passe au vert... Apparences... Apparences... Et derriere la belle apparence, meme pas un tuc moche, plutot rien du tout, en fait, rien qu'une sorte de candeur naive et juvenile de gamins qui quand ils s'ennuient vont faire la guerre en Irak puisque jouer aux cartes, c'est pour les pauvres.

Comme je suis un gros intello, hier, j'ai achete "American Patoral", considere, a juste titre si j'en crois ce que j'en ai deja lu, comme LE chef d'oeuvre de Philip Roth (mais si, ce tres grand ecrivain americain qui un de ces jours recevra le Nobel). Le premier chapitre est un souvenir d'enfance. Le narrateur evoque un garcon du quartier admire de tous tant il etait beau, grand et fort, exercant une veritable fascination pour tous les autres enfants puis ados du quartier, portant avec lui comme une aura et un mystere. Bref, un etre exceptionnel (moi, quoi) que tout le monde regarde et admire sans en savoir plus, et auquel le narrateur n'a jamais eu l'occasion de parler dans son enfance alors qu'il crevait de savoir qui etait, au fond de lui, ce garcon. Bien des annees plus tard, occasion lui est enfin donne de faire sa connaissance et de percer le mystere, de savoir ce que renferme la parfaite enveloppe de Swede Levov, puisque c'est son nom. Apres un diner assommant qui revele la totale vacuite de l'individu, son caractere absolument ininteressant, le narrateur en vient a la conclusion suivante : "There's nothing here but what you're looking at. He's all about being looked at. He always was. He is not faking his virginity. You're craving depths that don't exist. This guy is the embodiment of nothing."

20.08.2007

Communique (accent aigu sur le e)

Demain je vois Aretha Franklin et dans un mois jour pour jour je passe ma premiere soiree a Turin.

BINGO !!!

En l'absence de notre coloc preferee, ce soir, les 3 fremchie de Wicker Park ont decide d'aller faire un p'tit tour dans le quartier, trouver un telephone, par exemple. Une fois le telephone trouve, dans un bar, les 3 frenchie ontrepris la route et sont entres dans une librairie, non, LA libraire, elle figure dans les guides et a un tres gros air de Shakespeare and Co en face de Nptre Dame, comme quoi y a pas que Paris Hilton aux States, y a aussi Woody Allen... Entre deux rayons un jeune homme passe devant moi et je crois entendre "pardon". Tout trouble par cette voix que je crois etre francaise, je regarde le jeune homme tandis que ma camarade de colocation me dit tout haut "Putain tu t'en tapes de ce que je te dis, arrete de mater !" Comme elle allait continuer sur ce registre, j'ai du la faire taire. Profitant d'un mouvement de tet du jeune homme, je ui demande donc s'il est francais. Et nous sympathisons, il est a la Sorbonne, suit le Master relations inernationales, a travaille sur le Vietnam et la decolonisation avec Bernard, bah oui, forcement. Et comme on allait boire un verre on lui propose de venir avec nous. Il dit oui en nous disant qu'il y a un bar dans le coin, le Pontiac, ou apparemment le dimanche soir c'est soiree bingo. Et bingo, c'est le cas de le dire, c'etait justement le bar ou nous comptions aller puisaue l'une d'entre nous y avait laisse son parapluie. Nous voila donc assis a une table avec os bieres lorsque qu'un cow boy de chez cow boy se met a distribuer des grilles de bingo a l''assistance, tandis qu'un autre cow boy nstalle sur la scene les instruments du groupe qui doit se produire. Alors quand je dis cow boy, c'est vraiment Walker Texas Ranger : santiags, jean, chemise a carreaux rouge et bleue, grosse lunettes, et le meme chapeau que Bush quand il va dans son ranch. Son pote musicien avait la pette barbe WTR en plus.
Et donc on joue au bingo, mes enfants, te comme ja'avais pas compris les regles j'ai cru que j'avais gagne, et non, donc mon gage a ete de faire 10 pompes devant le bar entier, voila, bon bien sur il nous avait demande depuis longtemps d'ou on venait et les frenchies se sont bien fait charrier toute la soiree... Ouim j'ai cru que quand on avait une ligne de remplie c'etait bon, et non, il fallait avoir la ligne du haut et la colonne du milieu, de sorte a faire le T de Texas. Elementaire.
Et puis quand les musiciens furent prets enfin a jouer, on a eu droit a 3 quarts d'heure de country, pas mystique, je vous rassure, juste de la bonne grosse country et je dois vous avouer : J'ADORE CA ! Et commme l'une de mes colocs a fait un tres beau portrait de M. Bingo (ben oui, Beaux-Arts obligent), M> Bingo l'a invitee a danser, ce qui fait que j'ai aussi appris a danser la country. Figurez-vous, c'es ttres facile

Jeux sans frontiere...

...ni obligation d'achat.

J'ai achete un ouvre bouteille qui parle. C'est la voix de George W. Bush. Il dit des choses absurdes. Je l'offrirai a celui ou celle qui postera le centieme commentaire sur ce blog. C'est bientot.

19.08.2007

Les colocataires

J'ai des nouvelles colocataires. Elles sont... francaises ! Bah du coup je reparle "francais un petit peu. Je connais erm, Paris, Les Champs Elysees, l'amour, le Moulin Rouge... Qui qu'a vu quoi..." Deux etudiantes aux Beaux Arts, je vous raconterai. Du coup nous sommes 4 a la maison, maintenant. Et comme aujourd'hui il pleut, on va faire des crepes, enfins, des "crips". 4 a la maison, ca veut aussi dire qu'elles squattent l'ordi pas mal, hein, d'ou aussi la rarete de mes notes (ajoute au fait que j'ai la flemme et que le soir a deux heures quand la connexion passe enfin, ben je prefere aller dans mon lit. Et puis bah, j'ai pas non plus fait grand chose de tres palpitant, ces jours ci, je veux dire, la vie suit son cours, je me promene dans un quartier different chaque fin d'aprem en sortant de la Newberry, avant hier, le quarier Suedois, avec la patisserie suedoise, ca m'a fait mon diner... Et puis je suis aussi monte a 1100 pieds voir la vue sur Chicago la nuit, et je m'en remets toujours pas, c'est au moins aussi dement que la vue sur Manhattan ! Et je fais aussi les magasins a fond, surtout celui ou bosse ma coloc, dans lequel j'ai quand meme envie de tout acheter. Tiens d'ailleurs j'ai enfin achete des bretelles, et comme elles sont bleu marine, va falloir que j'investisse dans un jean assorti, et dans un pull marine, aussi.
Bon, on part faire les courses.

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