09.05.2008

Du glamour, du vrai...

Deux affiches se partagent le prix de la niaiserie 2008 en ce moment sur les colonnes Maurice. D'abord, Jackpot (en français : Mon ami Jacques), THE film avec THE couple glamour du jour, Ashton Kutcher d'un côté, sourire d'imbécile heureux aux dents polies à l'Email diamant de pères en fils depuis 72 générations, accompagné, elle aussi en très gros plan sur dents blanchies au bicarbonate (les femmes éfèrent les produits naturels, c'est bien connu)lui donnant un air tout aussi stupide. Tous les mauvais coups sont permis (c'est l'accroche de la pub), soit, mais tous les mauvais films méritent-ils de sortir en salle ? Vous me direz que Cotillard a bien chopé un oscar... Depuis hier, second choc : après la vraie cruche blonde, la fausse cruche blonde dont on va finir par se demander si en fait elle n'est pas une vraie cruche blonde (moi j'ai plein d'amies blondes, il y en a aussi des sympas, c'est comme les homos et les immigrés, faut pas croire), j'ai nommé : Scarlett Johanson dans Le journal d'une baby-sitter. Superbe affiche qui sur un fond blanc fait s'asseoir Miss jeune fille emperlousée, tirant la geule, yeux levés au ciel, chapeau de clown sur la tête, exaspérée par la tête à claque de gamin qui se tient à côté d'elle, couronne blingbling fichée sur oreilles décollées, yeux au ciel, exaspéré par sa tête à claque de Nounou (l'autre, donc), la morale de l'histoire étant qu'on ne naît pas babysitter mais qu'on le devient. Le tout en pompant sans complexe le titre d'un chef-d'oeuvre de Bunuel où fait merveille notre Jeanne nationale. Je suis à deux doigts de crier au scandale, croyez-moi. Et si vous ne voyez pas de quoi je parle, sortez.

Alors après ça, qu'on aille pas se moquer de Kylie parce qu'elle fait son entrée en Reine de la nuit (rein que ça) perchée sur un trapèze, nimbée de rais de lune dans une robe Jean-Paul Gauthier. Elle se transforme ensuite en majorette, avant de grimper dans une longue robe rouge sur un crâne géant tout d'argent,étincelant ,puis en Brigitte Bardot japonnaise avec fleurs de cerisiers, puis en femme fatale en robe bleue avec coeur rouge au décolleté (merci Jean-Paul), puis en déesse des mers trinquant avec sa troupe de marins moulés, coupe de champagne rose fluo en main, tandis qu'une étoile filante explose pour inscrire LOVE en grosses lettres rose sur l'écran de fond de scène avant que d'entonner tous en coeur Copacabana en guise de clou du spectacle. Kylie n'a plus qu'à apprendre le français et elle sera parfaite.

23.04.2008

This, Madam, is Versailles !!!

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16.04.2008

Où l'on reparle de pieds...

Hier soir, au théâtre des Champs-Elysées, je suis allé voir danser Sylvie Guillem et c'était merveilleux. En plus, il y avait Catherine Deneuve (dans le public, hein, elle ne dansait pas). C'est jusqu'à la fin de la semaine, et il reste des places. Foncez.

11.04.2008

De l'art de prendre son pied

Il y a dix jours, je me suis FRACASSE le pied contre mon sommier. Faut dire, un sommier : un sommier de futon tout pourri, "juste des lattes", comme dit Ornella, et même pas blanches, toutes noires, pour le coup, et comme mon matelas est plus petit, ben les lattes, elles dépassent, et dans un excès euphorique de rangement, parce que faut pas croire, ça m'arrive aussi, BAM, j'ai pas vu le coup partir... Bref, depuis dix jours j'ai mal au pied droit et je boitte. Alors, sur les conseils de ma bonne copine Kikah, je me suis rendu ce matin à la clinique du pied, vous savez, ce repaire de beaux jeunes hommes passant leur temps à faire des pauses, sublimement drapés d'une blouse blanche, sur le trottoir de la rue Cujas, à droite de La Poste. Ben forcément, j'ai eu le seul moche de la promotion, alors que trois box plus loin une vieille femme toute replète se faisait doucement récurer les ongles et les peaux mortes par un beau brun gominé aux yeux bleux. La vie est une pute, omme dit ma bonne copine BS. Enfin, il faut bien leur laisser quelques petits plaisirs, aux vieilles dames ("Et pourtant vous serez pareille à cette pourriture...").
Une heure et demie plus tard, me voila donc avec une fracture des phalanges 2 et 3 et une A.R.C., "application rétro-capitale", soit un petit coussinet de mousse placé à l'arrière de la tête (soit : "rétro-capital", donc, la médecine ne ment jamais). Car les pieds ont une tête, figurez-vous ! En gros, c'est là où on a de la corne. Par contre, les pieds n'ont pas de queue et je vais vous dire, tant mieux, parce que c'est avec la tête qu'on avance, alors qu'avec une queue, que fait-on, je vous le demande. Donc, mon A.R.C. est destinée à répartir la pression sur l'ensemble des phalanges pour soulager les susdites phalanges 2 et 3 car, autre magie de la médecine, les orteils, c'est comme les doigts pour les musiciens, c'est numéroté, de 1 pour le gros à 5 pour le petit, pas plus, pas moins. Ce qui est formidable, à la clinique du pied, c'est que pour l'intimité, on repassera. Aussi, attendant qu'on m'apporte mon A.R.C. taillée sur mesure et pour quoi je me suis fait écrire sur la plante du pied au sylo à bille glacial, dans un endroit glacial, le pied nu en l'air, vous pensez bien que Dr. Queen femme médecin qui s'en occupait a vite compris qu'IL NE FAUT PAS me chatouiller la plante du pied, non pas que je lui aie anfoncé un orteil dans l'oeil, loin de moi cette idée, mais non plus que j'aie su rester de marbre sans faire ma folle hystérique, bref pendant tout ce temps, disais-je, j'ai pu observer les IMMONDES pieds crasseux de mon voisin d'en face dont les orteils dépassaient à peine tellement il avait le métatarse enflé et, considérant la frêle jeune fille qui patiemment lui grattait la corne s'égrenant délicatement comme flocons de neige dans le petit tablier prévu à cet effet, je me suis dit que podologue devait compter parmi les métiers les plus gores de la médecine, quelque part entre, au hasard, urologue et dentiste.
Résumons. J'ai une boule placée sous la tête du pied pour un petit mois, ou moins, ou plus, au choix, à moi de voir quand ça ne fait plus mal, de tester sans boule, et si encore faire bobo, garder boule. Aussi, comme en toute circonstance je sais rester digne, j'ai conclu cette consultation par un superbe et magnanime : "Je serai à l'écoute de mon corps."

01.04.2008

La plus belle femme du monde

Hier soir, j'ai serré la main de CLAUDIA CARDINALE.

Voila. 

27.03.2008

Ma première publication

http://www.bifi.fr/public/ap/article.php?id=248

24.03.2008

Si le roi des cons perdait son trône...

...ben des prétendants, y en aurait !

Jeudi soir, je suis allé voir There Will Be Blood, au MK2 Bastille. Outre le fait que je n'ai pas vu le chef-d'oeuvre auquel à bon droit je m'attendais à l'invitation d'une presse exagérément élogieuse, j'eus la joie, le bonheur et le plaisir d'avoir à mes côtés une jeune fille accompagnée de son petit ami. Je ne m'attendais pas à grand chose : un sale couple d'hétéros de base dégueulasses à côté de moi, ça allait faire du bruit. Et bruit il y eut : et que je bouge dans tous les sens et explique à chérichiou qu'il fait chaud, et que chérichou me fait un petit bisou pour me réconforter, et que Cruchasse Première enlève son pull pour se retrouver en tout petit débardeur tout léger léger, et que chérichou remet ça, en un peu plus baveux, avant de regarder l'heure sur son portable, puis de nouveau, puis de nouveau, puis de nouveau, parce que le film, il est long, tu vois. Fin du film, à peine la dernière image disparue, presque avant même que ne démarre la musique du générique, chérichou de s'écrier sur le ton le plus enjoué du monde malgré 2h40 de glauquitude : "ALORS T'AS AIME ???", puis d'engager une conversation à très haute voix. Je soupire jusqu'à l'asphyxie mon haleine fétide en direction de la jeune fille qui ne bronche pas, ce qui ne laisse guère de doute sur la propre haleine de son tcheum, mes enfants, visiblement rien ne lui fait peur, à cette donzelle. Or vous me connaissez, moi, le générique, c'est sacré, alors quand après ce pertinent dialogue ils entreprennent de se rouler un énorme patin, je craque : "Bon ça va, là, maintenant !", m'écrie-je, énervé comme vous savez que je peux l'être. Miracle, ils partent.

Lendemain soir. Nous voila z à Garnier pour où l'on donne The Rake's Progress, opéra complètement barré de Stravinsky, avec chanteur très mignon et très bien enpaqueté (oui, il arrive sur scène en slip et les jumelles ne m'ont pas trahi). Monsieur, à ma droite, se penche en continue sur la joue de Madame, qu'il lui caresse, ainsi que les cheveux. Entracte. Monsieur et Madame s'échangent non pas des baisers mais leur paire de jumelles (ouh la vilaine mateuse !), et au passage quelques mots, évidemment, qui me dérangent, cela va de soi, puisque même ma voisine de gauche entend. Plein de haine je prends sur moi car le spectacle est topitopi, comme dit la rousse. Fin du spectacle, je manifeste donc ma joie par d'enthousiastes applaudissements. C'est alors que Madame se penche vers moi et me dit : "Excusez-moi, vous pourriez arrêter d'applaudir ? Non, parce que ça fait mal aux oreilles." Moi : "En même temps je vous ai entendu parler pendant tout le spectacle..." Et quitte à dessécher la délicate peau de mes paumes et à finir en sang, j'applaudis encore plus fort au moment des rappels, louchant d'un oeil haineux et satisfait vers Monsieur et Madame qui à présent se bouchent les oreilles, sourire niais collé aux lèvres.

Alors je pose ma question : C'est moi les attire ?